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12 Octobre 1492, deux caravelles aux voiles frappées
de la croix templière abordent une île des
Bahamas.
Le bateau amiral s'appelle la "Santa Maria" (référence
à Notre-Dame à laquelle toutes les cathédrales
sont consacrées, et dont les nefs renversées
naviguent sur l'onde céleste ?).
Christophe
Colomb débarque après
de longs mois de mer, au terme d'un voyage marqué par
sa certitude absolue et toute personnelle de trouver une terre
au bout de ce grand océan. Les préparatifs ont
étés longs et difficiles, les refus nombreux,
la traversée pleine de difficultés et il a fallu
tenir d'une main de fer ces équipages défaitistes,
mais Colomb a réussi. Il a fait la preuve qu'il avait
raison, qu'il y avait bien quelque chose à l'ouest,
au-delà de l'Atlantique. Revenant en Septembre
1493, il va installer une première colonie à
Haïti.
A
sa suite, d'autres nations européennes vont lancer
leurs aventuriers vers l'ouest, découvrant d'autres
îles, d'autres terres, d'autres continents. Tandis que
les marins portugais comme Vasco de Gama
s'acharnent (et réussissent) à établir
des chemins maritimes vers la Chine et l'Extrême-Orient
par le contournement de l'Afrique et du cap de Bonne Espérance,
le génois Jean Cabot et ses
trois fils se mettent au service d'Henri VIII d'Angleterre
en 1497 pour découvrir les terres vierges de l'Ouest.
Ils vont jusqu'au Labrador.
Le
florentin Amerigo Vespucci
qui a participé à plusieurs expéditions
vers les "Terres de l'Ouest" publie en 1504 et 1505
des lettres dans lesquelles il prétend que ces terres
sont bel et bien un Nouveau Continent. En 1507, le typographe
de Saint-Dié, Martin Waldseemüller
imagine, dans la préface d'une "Cosmographie"
de donner à ce continent le nom de AMERICA.
Balboa
découvrira du haut des montagnes du Panama en 1513,
ce vaste océan qui s'étend au-delà du
cordon continental, le Pacifique. Océan que sillonnera
le premier Magellan jusqu'aux Philippines
en 1519, après avoir doublé le cap Horn et trouvé
le détroit qui portera son nom sur six cent kilomètres
au bout de la Terre de Feu. Magellan ne reviendra pas, trouvant
la mort en cours de route, mais son pilote, El Cano,
revient en Espagne en 1522 par le cap de Bonne Espérance,
bouclant ainsi le premier Tour du Monde. Il aura duré
trois ans.
En
ces temps de grandes découvertes où l'aventure
et la fortune (parfois) se trouvent dans les voyages lointains,
il ne manque pas d'hommes durs et braves, dans toutes les
nations, pour aller au bout d'eux-même dans des entreprises
plus hardies les unes que les autres. Leurs aventures prendront
les formes les plus diverses, selon qu'ils seront moines commerçants
ou guerriers, mais tous vivront des moments palpitants à
la rencontre d'autres hommes habitant ces contrées
"sauvages" selon les normes de notre vieille Europe.
Les Cortès, et autres Pizarre
conquerront des étendues immenses et soumettront des
empires, souvent avec des méthodes discutables, d'autres
auront une approche plus douce mais non moins efficace pour
tracer des frontières nouvelles et établir des
voies de commerce.
Jacques
Cartier , chargé de mission
par le roi François Ier en 1534, sera de cette race-là
quand il explorera le Saint-Laurent. Dès avant lui,
à partir de 1514 voire avant, de simples marins français,
voire des pêcheurs, saisissent toutes les occasions
d'intercepter les expéditions espagnoles ou portugaises,
et les remplacent sur les côtes de Terre-Neuve où
ils vont chasser la baleine et pêcher la morue. Jacques
Cartier lui-même a dû faire partie de ces voyages
ou d'autres vers les Amériques en tant que simple marin
ou moussaillon puisqu'il connaît le Brésil (il
était d'ailleurs interprète en langue portugaise),
ainsi qu'il le laissera entendre dans son rapport au retour
de sa première expédition au Canada. La France
participera sous de multiples formes à cette conquête
du nouveau monde, et installera également quelques
colonies outre-mer. Nous aurons bientôt l'occasion de
les retrouver...
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