NOTES ET PRECISIONS

"hypertexte" : Un lien représenté par une image, ou un mot généralement d'une autre couleur que le texte normal, parfois souligné, et sur lequel votre pointeur souris change d'aspect et se transforme en main quand vous le passez au-dessus. On peut alors cliquer et ça vous envoie à une autre page, ou à des notes, des images ou des sons. Voilà ce qu'est l'hypertexte ! vous y êtes...

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Saint-Martin : On peut se demander pourquoi il  fit un geste aussi chiche. En effet, tant qu'à faire l'aumône d'un vêtement, pourquoi prendre la peine de le couper en deux ? La réponse est simple : chaque légionnaire romain touchait un "paquetage" représentant 50% de son habillement, l'autre partie restant à sa charge, et donc seule la moitié de son manteau lui appartenait. Il ne pouvait donner le bien de Rome. C'est la raison pour laquelle il a fendu son manteau en deux.

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Grotte du Dragon de Saint-Mesmin : Située sous l'église actuelle de la Chapelle Saint-Mesmin à laquelle elle sert de crypte. On peut y voir les banquettes de pierre taillées dans la paroi et qui servaient encore à l'époque aux réunions secrètes druidiques. On peut demander les clés ou un rendez-vous au presbytère. Mérite la visite. On remarquera également le portail de l'église typiquement mérovingien.

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Buttes artificielles : "Le Mont des élus", à Cléry saint-André et aussi probablement "La butte à Biron" à Saran étaient certainement parties intégrantes de ce réseau. Ce sont deux rares exemples restant dans la région de ce système de communication au moins bi-millénaire et qui faisaient sans aucun doute partie de ce dispositif.
Le Mont des élus est visitable sans aucune autorisation particulière. Il suffit de suivre le fléchage depuis Cléry.
La Butte à Biron est propriété privée mais visible depuis la route. Elle ne présente plus aujourd'hui d'autre curiosité que l'aspect insolite d'une haute butte de terre en terrain plat.

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parole d'évangile : "Tu es Pierre, et sur cette pierre, je bâtirai mon église...etc..." : Nulle part ailleurs dans les évangiles, Jésus ne fait mention d'une intention quelconque de sa part de créer une nouvelle église. En aucun cas il ne souhaite implanter une organisation cléricale supplémentaire ou différente de l'institution judaïque. Si l'on se fie aux paroles rapportées qui lui sont attribuées, à l'exclusion de ce jeu de mots, il ne souhaite visiblement que réformer, simplifier et purifier la pratique religieuse existante, pratiquée à cette époque par les pharisiens.
Il semble aujourd'hui que l'on doive nuancer sinon franchement mettre en doute l'authenticité historique de ce célèbre calembour canonique. En effet, la traduction de Simon-képhas par Simon-Pierre dans les textes ne tient pas compte du fait qu'il existait un mot très différent en hébreu pour signifier le matériau de construction. En fait, "képhas" signifierait plutôt "cœur-de-pierre" dans le sens moderne de cette formulation, le roc, le dur, l'impitoyable. Ce qui ne fait que confirmer l'hypothèse d'un Simon-Pierre appartenant au mouvement zélote, un sicaire, pour tout dire un guerrier ne se séparant jamais de la terrible sicca (poignard à lame courbe) placé dans sa ceinture et maniant l'épée quand besoin est (l'épisode du mont des oliviers est limpide à ce sujet)... Son propre fils Judas (oui, Judas est le fils de Simon !... et ça n'est pas la seule parentèle dans cette communauté d'apôtres...) ce Judas donc, qui aura une si mauvaise destinée, est d'ailleurs appelé "l'iscarioth", le sicaire !

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Saint-Benoît sur Loire : Célèbre dans le monde entier par son abbaye, Fleury-sur-Loire fut un centre druidique bien avant l'installation de moines sur son site. C'est justement à cause de la "charge mystique" de ce lieu que des moines s'y sont installés et qu'une abbaye y a été élevée, comme à peu près sur tous les anciens sites du culte druidique antérieur.

Les visites sont faites à certaines heures car l'abbaye comporte à nouveau depuis 1950 une communauté religieuse en activité.

- Illustrations
- Site de l'Abbaye

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Chartres : Ancienne Autricum des Celtes, ce lieu voyait les réunions régulières de l'assemblée nationale des druides (à moins que ce ne fut à Saint-Benoît sur Loire, les recherches ne sont pas très claires sur ce point). En tous cas, un très haut lieu de la culture et de la religion celte. L'évêque Saint-Aignan d'Orléans en fit l'un des tout premiers centres de la chrétienté occidentale, ce que contribue à perpétuer le pélerinage annuel à la cathédrale de Chartres encore très vivant de nos jours.

Mais, sous la crypte de la cathédrale coule une rivière souterraine comme sous chaque cathédrale de France, le culte ancien des énergies  telluriques de la Terre-Mère est à jamais inscrit dans le monument. Les apports des constructeurs de Chartres, indépendamment des cotés artistique et architectural admirables, se situent dans une optique d'élévation mystique reliant la crypte à la flèche tendue vers le ciel. (Lire à ce sujet l'excellent livre de Louis Charpentier : "Les mystères de la Cathédrale de Chartres" aux éditions Robert Laffont).

- Illustrations

- Site de Chartres

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le Grégorien : Musique qui sera abandonnée au XXe siècle par le concile Vatican II, "à cause de la difficulté à la chanter autrement qu'en latin", mais les Bénédictins ont reçu la charge de la conserver et la transmettre aux générations futures. On peut rêver que des paroliers et compositeurs contemporains sachent retrouver les harmonies de son et de vocables qui lui redonneraient, en français ou en d'autres langues, sa pleine dimension vibratoire.

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Livre tournois :
- 1 Livre Tournois = 12 onces = 20 sous = 240 deniers d'argents.
- 1 Gros Tournois = 12 deniers d'argent.
- La 1/2 livre valait env. 1 marc parisis.

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Marcus : L'histoire ne s'étend pas sur ce qui attirait Marcus à Cléry, mais on ne peut douter que la seule chose digne d'intérêt à cette époque et en ces lieux ne pouvait être que le "Mont des élus" où un culte était rendu à la vierge noire celtique (correspondant à la Demeter des grecs ou à l'Isis des Egyptiens), bientôt remplacée par la toute chrétienne Vierge Marie.

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Druides : Les édits de Tibère et de Claude concernant l'interdiction du culte druidique englobaient dans une même réprobation les druides et les "mathematici", c'est à dire les savants, les chercheurs, en fait les intellectuels de la nation gauloise.
Il s'agissait donc bien d'une forme délibérée d'épuration et même d'éradication culturelle au profit de la pensée romaine !

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Pontife : Constructeur de ponts au sens symbolique comme au sens matériel.

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Sainte-Croix d'Orléans : Le choix de l'emplacement pour la construction de la première "grande église" d'Orléans faisait l'objet de désaccords parmi les fidèles. La solution fut des plus simples : On organisa une nuit de prière ; au matin un miracle avait recouvert la ville d'une couche blanche et une grande croix y fut trouvée, tracée au sol par "le doigt de Dieu" à l'emplacement choisi par Lui !... On érigea alors la première "Grande Eglise Sainte-Croix", aux lieu et place où s'érigera plus tard la Cathédrale actuelle.

- Cathédrale Sainte-Croix

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(Saint-Benoît) : Notamment un certain Mumma comme en témoigne encore aujourd'hui la châsse en or massif incrustée de pierres précieuses qu'il a donnée, et qui constitue la pièce maitresse du trésor de l'Abbaye.

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La Loire coule d'est en ouest, et son cours peut être remonté à la voile sous la poussée des vents d'ouest dominants. Ce qui en faisait (tant qu'elle a été navigable) un vecteur de pénétration de première importance depuis l'Atlantique vers l'intérieur des terres.
La ville d'Orléans étant située à son point le plus septentrional, l'escale des bateaux y était une quasi-obligation pour toutes les marchandises à destination du Nord de l'Europe, qu'elles arrivassent par la remontée du fleuve depuis l'océan ou qu'elles proviennent des régions méridionales par le Rhône puis par la descente de la Loire. Cette position stratégique à un carrefour de grands axes routiers et de navigation a fait d'Orléans pendant des siècles une ville de commerce incontournable, jusqu'à l'arrivée des chemins de fer au XIXème siècle.

Aperçu géographique des pays de Loire

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Druides : Prêtres remplissant à la fois les charges de juges, arbitres, médecins, astrologues, enseignants et officiers du culte.

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Population : Henri Hubert dans son livre "Les Celtes et la civilisation celtique" estime la population des Gaules à env. 30 millions à cette époque. D'autres auteurs sont beaucoup plus modestes et parlent de 13 à 15 millions.

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Vase de Soissons : Rappellons ici brièvement pour ceux qui ne connaîssent pas l'histoire, que l'armée de Clovis, comme toutes les armées de l'époque vivait aussi sur le pillage des places conquises.
Dans le pillage faisant suite à cette victoire sur Syagrius, de nombreuses églises avaient été visitées par les guerriers, et notamment une église de Reims d'où avait été emporté un vase en or, ou une coupe, ou quelque chose de ce genre, en tous cas un "contenant" liturgique auquel tenait énormément Rémi, évêque de Reims en même temps qu'ami et précepteur de Clovis. Rémi demanda avec insistance la restitution de ce "vase" à Clovis qui aurait bien voulu lui faire plaisir. Or, la coutûme voulait que le butin soit partagé en parts plus ou moins égales (hormis celle du chef représentant sans doute un cinquième du total du butin) qui étaient alors tirées au sort. Clovis espéra donc que le sort le favoriserait en faisant échoir l'objet dans la part lui revenant, mais il n'eut pas cette chance. Il réclama alors le récipient hors partage. Si la plupart de ses hommes acceptèrent de lui accorder ce passe-droit exceptionnel, il s'en trouva un plus sourcilleux que les autres qui s'opposa à cette requête et s'élança, francisque levée, sur l'objet qu'il frappa en disant : "Tu n'auras rien ici que le sort ne t'attribue vraiment !".

Clovis s'inclina devant le droit coutûmier et n'obtint ensuite que par des échanges de récupérer la chose, qu'il rendit à Rémi. Mais il se souvint de l'incident. Quelques temps plus tard, au "champ de Mars", au cours d'une inspection comme on faisait et comme on fait toujours dans toutes les armées du monde, Clovis s'arrêta devant le rouscailleur et, observant que son matériel était mal entretenu, lui en fit la remarque rudement, à la manière militaire, arrachant la francisque de la ceinture de l'homme et en la jetant à terre. Tandis que le fautif se penchait pour la ramasser, Clovis saisit sa propre hache et l'abattit sur le crâne du soudard en s'écriant : "Souviens-toi comme tu as fait du vase de Soissons !". L'homme fut laissé à pourrir sur place en exemple. Clovis avait respecté à la lettre la loi de ces impitoyables guerriers...

* * *

Voilà pour l'anecdote dans sa version officielle, mais il en est peut-être une autre toute aussi plausible que nous allons découvrir maintenant :

Nombre de questions se posent en effet, à propos de l'importance démesurée accordée par l'Histoire à un fait, somme toute, ridiculement anodin  (le bris d'un vase !) ou de son corollaire, l'acte de violence hors de proportion commis par Clovis... surtout pour un "vase" qui n'a d'ailleurs jamais été brisé puisque ce vase n'était pas en terre cuite, contrairement à ce qui fut laissé croire, par l'emploi de l'expression "bris de vase", à des générations d'enfants dans les manuels d'Histoire jusqu'à la Vème République, et qu'il n'était probablement pas réellement un "vase" non plus !... Le plus étrange est que Rémi, après avoir récupéré cet objet à un tel prix, le gardera toute sa vie comme "un cadeau personnel" et ordonnera par testament "qu'on le fondit après sa mort pour en faire un encensoir et un calice gravé de représentations" !...
Ce qui prouve bien, s'il en était encore besoin, que cet objet de valeur était en métal, et donc déformable, cabossable, mais INCASSABLE par nature !

Cet incident légendaire sera monté en épingle à un point tel que la France fera de la "francisque" une décoration qui sera hautement appréciée sous le gouvernement de Vichy... Mais quelque chose cloche dans ce récit épique. Même chez les pires sauvages, on ne tue pas un homme pour un vase quand on est roi, qui plus est un roi élu par acclamations, ce qui suppose une relative Sagesse et un grand sens de la Justice. Il fallait donc un motif politique ou religieux beaucoup plus grave pour provoquer ainsi la colère de Clovis, et que ce "vase" eût une grande valeur méconnue de la piétaille soldatesque, autre que sa valeur pécunière, et qui devait rester méconnue d'elle. 
Une autre interrogation se pose quant à savoir pourquoi Rémi a fait disparaître un tel objet après sa mort, à moins que ce fut justement un document gênant pour l'église ? A moins encore qu'à cette date, il n'ait plus eu d'autre intérêt que sa valeur pondérable de "contenant" en or ? Dans ce cas, cela signifie que c'est au contenu qu'il fallait s'intéresser. Quel était donc alors, et où serait passé ce "contenu" ?
Une autre raison de s'interroger à ce propos est que parmi tous les vases cassés et tous les soldats tués depuis des siècles, l'Histoire a retenu cet incident presque banal comme un fait historique de première importance.
Qui donc, a travers les siècles, s'est arrangé pour qu'on n'oublie jamais un évènement tellement anodin ?
Pour quelles raisons faire absolument retenir à nos petites têtes blondes une chose si futile, sauf si justement elle l'est moins qu'elle n'y paraît ?...
D'après certains auteurs et exégètes des évangiles et de l'histoire religieuse, ce "vase" pourrait avoir été le "conteneur" d'une ampoule conservant des larmes de sang du Christ, recueillies et amenées en Occident par Joseph d'Arimathie. Cette hypothèse, pour audacieuse qu'elle soit, pourrait bien avoir des chances d'être la vraie à l'éclairage de la tradition suivante, car quelques années plus tard, d'après la légende, l'on vit un "miracle" se produire lors du baptême de Clovis : une colombe descendit du ciel, apportant une ampoule du saint-chrême qui servit à le baptiser et qui servira plus tard au sacre de tous les rois de France. Or, si l'on rapproche ces récits de faits contemporains aussi mystérieux que le "miracle" permanent de la liquéfaction du sang de Saint-Janvier (à Turin), qui se produit régulièrement et que la science moderne ne sait toujours pas expliquer, on peut deviner derrière l'anecdote historique une réalité initiatique, réservée aux détenteurs du secret des rois de France.

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Clotilde, princesse chrétienne : Aucun livre d'Histoire ne parle de chrétiens avant Clotilde, excepté pour souligner le martyr de Sainte-Blandine dans les cirques romains des deux premiers siècles. On ne nous précise comment "Clotilde, princesse chrétienne", est devenue chrétienne. On nous dit qu'elle l'est comme si c'était sa nature intrinsèque. La chrétienté à cette époque aurait-elle donc été une question de filiation génétique ? Par les femmes, à l'image de l'appartenance au Judaïsme ? On sait que cette "princesse" burgonde sort de la lignée des Balthes, famille d'Ostrogoths dont l'origine est censée remonter à Gaut, dieu scandinave de la guerre. Ceci pour une part de sa généalogie, mais toute l'autre partie est complètement occultée par l'Histoire. Certains auteurs, mais aucun livre officiel, la font provenir de Provence, Provence où débarquèrent dès le 1er siècle les disciples les plus importants de l'Histoire religieuse... Les éléments probants de cette thèse sont quasi-inexistants, pourtant, les rares traces non détruites et une certaine logique tendraient à confirmer cette origine méridionale, comme nous l'allons voir...

Ce brave Clovis, déjà roi et ayant déjà une première femme à la mode salienne de qui il a eu un fils, Thierry, va répudier cette femme et l'enfermer dans un couvent, pour épouser Clotilde, se convertir et négocier avec les évêques au premier concile des Gaules... Que n'a-t-il demandé gentiment à sa première femme d'effectuer une conversion "politique" ?... N'aurait-ce point été suffisant ?...  
Lui fallait-il donc absolument épouser cette princesse Clotilde pour que la Francie devint la "Fille ainée de l'église", et que ses successeurs issus de sa postérité règnassent en vrais rois de droit divin ?...
Pas son fils premier né, Thierry, qu'il a eu avec sa première femme salienne ! Celui-là, eu égard aux origines francques rhénanes de sa mère, aura droit au royaume de Cologne et à une ou deux villes supplémentaires. Au moment de sa succession, il n'y aura plus en course que les trois fils de Clotilde : Clodomir, Childebert, et Clotaire, qui vont se déchirer pour se partager la Francie en trois parts. Clodomir héritera dans un premier temps du royaume d'Orléans avant que les trois morceaux ne soient récupérés par Clotaire. Ça n'est sans doute pas là le résultat escompté par Clovis en épousant Clotilde. Il savait bien, pour l'avoir pratiquée lui-même, les conséquences de la dure loi de succession par les colatéraux, la sinistre Tanistry. Qu'éspérait-il donc alors ?

Les Francs, tout comme les Goths, Wisigoths, Alamans, etc... étaient tous dirigés par des chefs de guerre élus parmi des Rois dont les arbres généalogiques de traditions orales les faisaient remonter à leur géniteur initial, Wotan, le Lug des Celtes, assimilable encore à l'Apollon grec, dieu solaire, de la même façon que les pharaons d'égypte se prétendaient génétiquement "Fils de Ra", c'est-à-dire fils du Dieu au symbole solaire. Cette généalogie et le souci de la préservation d'un sang génétiquement pur et du lien qu'il représente avec l'origine divine justifiaient pour les pharaons qu'ils se mariassent même entre frères et sœurs.
Que Clovis, conscient de l'importance que prenait la nouvelle religion chrétienne en Occident, ait voulu par ce mariage renforcer ce lignage divin n'a rien que de très naturel. Pourtant, le lignage scandinave de Clotilde ne justifie aucunement, au contraire, le fait qu'on la présente comme "princesse chrétienne" ! D'autant moins que, si beaucoup d'Ostrogoths et Wisigoths étaient chrétiens à cette époque, c'était généralement d'obédience arienne, branche de la chrétienté honnie par Rome et que va s'empresser de combattre ce même Clovis dès qu'il aura épousé Clotilde. Alors quoi ?... Nous aurait-on caché quelque chose, un fait, un renseignement, une clé permettant une compréhension claire de cette union incontournable ? 

Cette grave question laisse à penser que seule l'existence d'une descendance de Jésus, au sens génétique du terme, pourrait expliquer cette absolue nécessité d'épouser Clotilde !...

Scandaleuse hypothèse !... Les cléricaux bon teint vont sursauter dans leur chaire ou sur leur prie-dieux et hurler à l'hérésie. Pourtant, encore une fois, seule une hypothèse de cet ordre explique logiquement l'importance cruciale (le terme est particulièrement approprié ! ;o)) attachée à cette union historique. Et si l'église catholique traditionnelle se refuse encore aujourd'hui à ouvrir un tel débat, d'autres traditions locales pourraient confirmer cette hypothèse :  

La légende des Saintes-Maries-de-la-mer fait état de trois "Maries" ayant débarqué en Provence. Trois Maries, comme celles qui pleurent au pied de la croix. Trois femmes accompagnées de Joseph d'Arimathie selon certaines traditions... Le même que celui évoqué dans l'affaire du vase de Reims !... On sait avec certitude que de nombreux disciples de Jésus ont débarqué en Languedoc-Roussillon et ont commencé à répandre leur foi dans le midi de la France dès le premier siècle. Ce qu'on sait moins, c'est que parmi eux, il y aurait eu des membres de la Sainte-Famille et... des descendants de Jésus.

La sexualité comme mode de procréation a été complètement gommée de tous les évangiles, si toutefois Jésus en avait jamais parlé. Seules trois allusions y sont faites; à propos de Marie-Madeleine érigée en contre-exemple, ou à propos des particularités spirituelles ou psychiques des eunuques, et enfin par négation, à propos de sa propre conception par l'entremise du Saint-Esprit et de l'archange Gabriel  (la version coranique du récit fait plutôt penser à une insémination artificielle très ordinaire d'aujourd'hui), Nulle part ailleurs dans le Nouveau Testament, il n'est question de sexualité, tandis que dans l'Ancien Testament on parle presque à chaque page de tromperies, de cocufiages et de répudiations, voire d'incestes pour assurer la pérennité des lignages !...
De qui se moque-t-on ? On voudrait nous faire croire que Jésus n'était pas (aussi) un homme à part entière ? Pourtant, la procréation fait partie de la vie... De la vie normale de tout être humain qui doit prendre comme un devoir de se perpétuer, en obéissance à la parole de Dieu (Croissez et multipliez, etc...).

La vie conjugale de Marie et Joseph est complètement passée sous silence en dehors de l'épisode de l'annonciation, et un peu plus loin pour signaler que Joseph "ne connut point" Marie avant la naissance de Jésus. Pourtant, de nombreux exégètes et chercheurs ont déjà démontré que certains apôtres (comme Simon-Pierre) étaient les propres frères de Jésus (au sens familial du terme, peut-être des demi-frères aînés du précédent mariage de Joseph, et des frères puisnés après Lui ! et donc de Marie).
Pourquoi cacher la possibilité d'une vie de couple normale après la nativité ? D'autres enfants ne sont-ils pas nés normalement ensuite au bienheureux couple ? Serait-ce contraire au concept de l'Immaculée-Conception érigé en dogme au milieu du vingtième siècle (après cent ans d'hésitation, pour finalement donner tort à Thomas d'Aquin) ? Allons donc ! Le culte Marial est pure invention de moines, influencés par des cultes bien plus anciens que l'Eglise se devait de reprendre à son compte !...
Marie, la vraie, était une sainte femme qui par un moyen extraordinaire (?) a donné le jour à Jésus, prénommé ainsi parce que ce nom signifie "sauveur", ce Jésus qui fut un être d'exception pour les raisons que chacun a, en conscience, de le croire tel !... Point !
En dépit de cela, elle était l'épouse de Joseph, et il est plus que probable qu'elle lui donna d'autres enfants, parmi lesquels certains apôtres, voire tous des apôtres.

A moins encore, que selon une autre hypothèses avancée par certains auteurs, le vieux Joseph n'ait été qu'un paravent, un cocu patenté, un trompe-l'oeil missionné là par un autre personnage historique, le véritable époux de Marie qui devait rester discret parce que chef de la rebellion zélote, et nommé Judas de Gamala ou encore Judas le Gaulonite (ces divers épithètes tendant à le rattacher tantôt au nid d'aigle essenien surplombant Tibériade, tantôt à une origine d'ascendance gauloise, les deux n'étant pas exclusives l'une de l'autre).
En ce cas, il faudrait considérer Jésus comme descendant doublement d'origines celtes puisque Marie était bretonne au moins par sa mère, Sainte-Anne d'Auray... C'eut été une raison de plus de venir mettre la "progéniture divine" en sécurité en Gaule après les évènements de Palestine.

Revenons en effet, aux Saintes-Maries-de-la-Mer. La famille qui débarque là, vers 42 de notre ère, est toute la maisonnée de Béthanie. ("Beth-Annie" peut-être ? Ce qui signifierait tout bêtement la maison d'Anne ?!... En fait, la maison familiale !)
Toute la maisonnée, c'est-à-dire : Marthe et Lazare, les oncle et tante de Jésus, une certaine Marie-Jacobé, une Marie-Salomé , et une autre Marie (appelons-la X pour l'instant), accompagnés d'une jeune fille, Sara ou Sarah, qu'on dit d'origine égyptienne.
Rappelons au passage que Marie est l'adaptation de "Myriam", qui signifie également "Princesse" en langues sémites, et que c'étaient donc ainsi trois princesses qui débarquaient là en même temps que nos trois Maries...

Beaucoup n'excluent pas que l'une de ces trois-là fût l'épouse de Jésus, (précisons même : Marie-Magdalena, ou plus exactement Marie de Magdala), que les "Noces de Cana" (où Il fit son premier miracle de transformation vinicole) n'étaient autres que les siennes, et que des enfants de lignée davidique naquirent de cette union.

Ces enfants princiers furent ensuite mis à l'abri d'éventuelles poursuites des ennemis de Jésus en Palestine en trouvant refuge en la terre d'asile toute désignée, le pays des ancêtres, la Gaule...
Que ces enfants aient eux-mêmes eu des enfants à leur tour ne choquerait personne, et il est loisible de penser que quatre à cinq siècles plus tard, un certain nombre de princes et princesses, sans trône mais de lignée davidique, aient vécu en Gaule méridionale parmi des communautés d'autant plus facilement repérables qu'elles n'avaient plus de raisons de se cacher depuis la chute de Jérusalem...
D'autant moins de raisons de se cacher que cette province romaine que constituait le sud des Gaules à l'époque accueillait un certain nombre d'éminents romains en retraite, parmi lesquels une vieille connaissance de la Sainte-Famille : Ponce-Pilate !

Nombre d'anciens légionnaires appréciaient déjà le climat du sud des Gaules pour y prendre leur retraite sur le lopin de terre que leur accordait Rome. Ponce-Pilate lui aussi avait pris sa retraite en sa villa de Vienne, en Provence. Plus exactement il y avait été exilé après avoir été rappellé à Rome en 36 pour cause de diverses malversations. La légende prétend que la dune du Pilat lui doit son nom... En tous cas, il était en Gaules lorsque nos trois Maries y ont débarqué à leur tour, accompagnées de Sarah. On vous laissera imaginer la suite qui pourrait faire l'objet d'un véritable roman...

Cette hypothèse, pour hérétique qu'elle soit en regard des enseignements officiels de l'église catholique, n'en demeure pas moins hautement vraisemblable si l'on considère que Jésus (fils de l'Homme, indépendamment de sa mission christique) était un prince de sang (selon les généalogies parallèles des évangiles) et pouvait prétendre sans conteste au trône de Jérusalem. Trône sur lequel n'auraient pas manqué de l'installer les zélotes s'ils n'avaient été écrasés par Rome, qui préférait manipuler sa docile marionnette, le tétrarque Hérode-Antipas.

Seuls ses disciples, ses intimes, ont considéré le côté mystique du "Christ ressuscité" après sa mort officielle. Les tenants de la révolte zélote, beaucoup plus terre-à-terre eux, n'avaient plus de prétendant au trône d'Israël. Il eut sans doute été dangereux pour la Sainte-Famille entière de rester en Palestine après la Passion, d'autant plus si Jésus était encore (ou à nouveau) vivant. D'ailleurs, il se cache, après sa résurrection. Il se grime même ! Marie Madeleine elle-même ne reconnaitra pas le "jardinier" qui l'aborde près du tombeau vide ! Il ne se dévoile qu'avec précaution à ses anciens disciples sur le chemin d'Emaüs, et après un long moment d'observation (pourtant l'un d'eux sur le chemin d'Emmaüs se nomme Cleophas et est probablement son oncle). Ensuite, il ne le fera qu'à l'intérieur des maisons amies.
Il était donc absolument nécessaire de mettre sa famille à l'abri en s'exilant en Gaule (ainsi que firent de nombreux souverains ou prétendants depuis des siècles jusqu'au Shah d'Iran en 1978). Mais Il aurait très bien pu choisir d'aller ailleurs, à moins d'avoir déjà là des points de chute évidents...
Pourquoi en Gaule ? Tout simplement parce que c'était suffisamment loin d'Israël pour y jouir d'une certaine sécurité (contrairement à la Grèce ou à l'Egypte), parce que Rome en assurait également la juridiction, et parce que les celtes (les gentes, les gentils) avaient déjà des conceptions assez proches de celles des disciples du Christ. L'évangile est très clair là-dessus lorsqu'il parle du royaume des "gentils" : Est-ce par opposition aux "méchants" de Palestine ? Que nenni ! L'étymologie latine nous détrompe sans l'ombre d'un doute : étymologiquement, "gentilis" signifie "DE BONNE RACE" !...

Les peuples celtes étaient-ils donc DE BONNE RACE ?... Qu'est-ce que ça signifie ?!!! Y en aurait-il déjà eu de mauvaises d'un point de vue d'évangéliste ? Laissons cela pour l'instant et revenons à Clovis, quatre siècles plus tard...

Ainsi, si l'on regarde cette hypothèse comme une extrême probabilité, beaucoup de côtés cachés de l'Histoire se relisent avec une autre compréhension et nombre de mystères s'expliquent, dont, en premier lieu :

  • celui du "vase de Soissons"(qui d'ailleurs devrait plutôt s'appeller vase de Reims, puisqu'il appartenait à l'église de Reims),
  • le titre de "Fille ainée de l'église" pour le royaume de France,
  • le mariage impératif avec Clotilde (descendante probable de Jésus dans cette hypothèse et donc biologiquement "princesse chrétienne"!),
  • les dons de guérisseurs des rois de France,
  • et jusqu'à la justification d'expressions et de concepts tels que le règne de "droit divin" de la lignée des successeurs "de sang bleu" (là encore, une marque de filiation se dessine en filigranne entre la chrétienté naissante et l'Egypte ancienne)...

Cette réalité probable, si elle était venue au grand jour, n'aurait pas fait l'affaire des évêques consulaires appointés par Rome (la Milicia Christi) qui ne souhaitaient sans doute pas voir exposer au vulgum pecus la survivance d'une famille génétique de Jésus qui eût pu menacer l'ordre des choses dans l'Empire, pas plus qu'elle n'aurait fait sans doute l'affaire de Clovis. Les intérêts convergeaient entre Rome et le petit roi franc pour étouffer cette réalité... Par contre, la foi nouvelle dans ce "Christ" dont le royaume "n'est pas de ce monde" était un instrument fabuleux de contrôle des esprits !... Il fallait donc allier les deux choses : promouvoir la foi en un Christ-Fils-de-Dieu, tout en cachant au vulgaire la famille de Jésus-Fils-de-l'Homme. Le moyen le plus sûr et le plus discret de "récupération" de cette généalogie était de l'intégrer au sein du pouvoir. Compte tenu de la filiation par les femmes chez les juifs (les descendants de Jésus l'étaient tous par définition), il fallait faire naître une nouvelle lignée en épousant une princesse davidique : Clotilde. Avec la bénédiction de Rémi (à moins que ce ne soit celle d'Avit de Genève, ou plus probablement les deux) qui a certainement "arrangé" cette union, et de l'Eglise de Rome qui put ensuite faire l'impasse sur ce sujet.

D'autre part, que va faire Clovis immédiatement après le concile des Gaules ? Il s'attaquer aux Wisigoths pour reprendre en main "l'hérésie" arienne de la région sud de la Gaule, de l'Aquitaine au Languedoc et à la Provence, là où fleurit la branche chrétienne schismatique des adeptes de l'enseignement d'Arius, père de l'église chrétienne primitive, et qui professait l'enseignement du Christ tout en niant la nature divine de Jésus.
Comme si les régions provencales ou languedociennes avait étées mieux préparées que d'autres à la propagation de cette "hérésie"...

Ce qu'on ne peut maîtriser par la force, on l'assimile par absorbsion. Et l'on peut ensuite faire plus facilement combattre entre elles les différentes tendances d'un tout que l'on n'aurait jamais vaincu.
Ce principe, déjà été appliqué par Rome à l'égard des peuples venus du Nord, est un magnifique exemple de "récupération", complètement dans la ligne de la politique d'intégration généralisée suivie par l'Empire ! Clovis est décidément un Auguste, digne successeur de César...

Le summum de cette intégration trouvera son accomplissement dans un nouveau rite, n'ayant jamais eu cours auparavant et qui sera mis en place à l'occasion du sacre des rois venus après Clovis : l'onction royale. La consécratrion qui fait du Roi de France et de ses successeurs "l'Oint", le nouveau Messie !...

C'est là pure imagination de romancier, direz-vous ? Peut-être... Ou peut-être pas... Ttrop d'anecdotes sont inexplicables rationnellement dans cette saga, et il n'y a pas de hasard. Tout cela relève d'un plan à longue échéance bien pensé. Et Clovis était peut-être encore un barbare, mais on ne peut nier qu'il fut un grand stratège politique !... A preuve, on le célèbre encore un millénaire et demi après sa mort ! Quel autre prince au monde peut en dire autant, à part Bouddha ou Jésus lui-même ?

* * *

Un millénaire et demi plus tard, en 1996, l'état de "Francie républicaine" du presque XXIème siècle où l'on élit à nouveau nos "rois" non plus par acclamation mais par suffrage universel, prendra en charge financière le voyage de l'évêque de Rome et la célébration solennelle du 1500ème anniversaire du baptême de Clovis qui marqua l'entrée de la France dans l'église au titre de "Fille ainée" !...

Et où va se faire cette célébration ?... A Reims, un peu, à Tours un peu aussi, mais la véritable grand-messe, la grande assemblée, le "happy birthday" millénaire, aura lieu à SAINTE-ANNE D'AURAY, en Bretagne, petite ville à peine marquée sur les cartes, qui n'a jamais eu le moindre rôle dans l'Histoire (hormis pendant la guerre de trente ans ou la révolution), mais là même d'où la légende fait provenir Sainte-Anne, la mère de Marie, la grand-mère maternelle bien charnelle de Jésus... Toujours une référence à la bio-génétique !...

Que de symboles attachés à cette célébration !... Qu'on ne vienne pas nous dire que l'endroit fut choisi par hasard !... Il peut arriver qu'on fasse des erreurs, des faux calculs, mais il n'y a pas, il n'y a jamais de hasard dans la symbolique religieuse !...

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(*) Jésus = sauveur :

On ne peut s'empêcher de remarquer que, si le terme "sauveur" peut s'appliquer aux âmes ainsi que la religion le suggère, il peut aussi s'appliquer très prosaïquement à la santé des gens, une acception n'étant bien sûr pas exclusive de l'autre :

Le médecin est un sauveur, au sens où l'entend la croix-rouge qui forme ses secouristes à la pratique du sauvetage d'urgence !
Or, Jésus était un thaumaturge, un médecin dans la ligne essennienne, typiquement un faiseur de prodiges dont les "guérisseurs-magnétiseurs" aux inexplicables prestations perpétuent le savoir ancien dans nos sociétés modernes, même s'ils sont encore trop souvent rejetés par les "pharisiens" de la médecine officielle dans les limbes de la non-existence, parmi les trop nombreux charlatans. Ces gens prétendent guérir leurs semblables et le font dans bien des cas, (hormis les charlatans, bien sûr) en rechargeant une "énergie" dont ils sont le vecteur à destination de l'organe malade. On est là en plein délire du point de vue de la science officielle. Pourtant, ça marche ! Pas sur tout, c'est vrai, ça ne guérit pas les cancers, le sida, ou d'autres maladies graves, bref, ça ne sauve pas de la mort. Mais ça évite beaucoup de traumatismes et de souffrances inutiles dans des cas ordinaires (exemples types : les brûlures légères ou les compères-loriots dont chacun connait dans sa famille un cas de "passage" par magnétisme; les zonas : plusieurs semaines de souffrance par les soins habituels, "passés" en quelques heures par un magnétiseur ! Autre exemple plus grave mais dont je témoigne personnellement (deux cas dans ma famille) : la méningite, particulièrement chez des enfants, "passée" en quelques minutes et à distance, alors que l'on connaît les douleurs provoquées par une ponction lombaire ! Et bien d'autres choses... dont les fameuses "escrouelles" historiquement "passées" par imposition des mains, par les rois de France !...

Comment expliquer tout ça ? Comment ne pas faire le rapprochement entre le terme "sauveur" et le domaine des guérisons physiologiques obtenues par un moyen psychique ? Chacun y trouvera son explication personnelle. Il est donc permis d'imaginer que Le Sauveur était un Maître du genre, et qu'Il fut sans doute l'unique homme au monde (dans l'histoire écrite) à accomplir des "miracles" beaucoup plus puissants que les "marcous" de nos campagnes. Rien qu'en cela il représente déjà une énigme pour les non-croyants mais chercheurs sincères.

Les Miracles de Lourdes ?... La puissance de l'Esprit Sain(-T-) sur la Matière ?... Toute la discussion entre croyants et athées (a-T- ?) tient à la valeur symbolique de ce T , un tau, une croix !

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La Fauconnerie : L'emplacement de cette tour existe encore de nos jours dans les vieux murs de remparts, au pied de la cathédrale ainsi qu'on peut le voir sur certaines photos de l'album.

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Moulins d'Olivet : Des moulins dont certains subsistent encore 1500 ans après. On peut les voir en se promenant au bord du Loiret. Ils ne servent plus à moudre le grain, mais même si certains utilisent l'énergie de leur grand-roue pour fabriquer leur propre électricité, ils ont gardé leur authenticité.
De plus, la promenade à pied vaut le coup d'oeil et sur les berges des guinguettes vous proposent des promenades en barques et bateaux-mouches qui vous feront gôuter tout le charme du Loiret.

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Crypte de Saint Avit : visitable aujourd'hui, située sous le collège Jeanne d'Arc, à Orléans. Il faut demander la visite au secrétariat du collège. Elle aussi a largement dépassé le millénaire !

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sécularisation : passage ou transfert à un statut laïque d'un bien, d'une charge ou d'un privilège relevant préalablement d'une charge ecclésiastique ou d'une mission sociale. On trouvera souvent par exemple les termes "clergé régulier" pour désigner les hommes d'église et les religieux qui vivent en communauté, et par opposition, "clergé séculier" désignant les lettrés et responsables civils, éventuellement religieux mais vivant hors de toute communauté spécifique, c'est-à-dire dans le siècle, dans la société civile.

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Germigny : La célèbre église de Germigny que l'on peut visiter aujourd'hui, figurant sur tous les guides touristiques du monde, 12 siècles plus tard.

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Donjon de Beaugency : toujours debout 1000 ans plus tard et qu'on peut voir, fièrement dressé au cœur de la vieille ville.

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Escrouelles : Curieuse tradition faisant des rois de France, à compter du jour de leur sacre, des guérisseurs d'abcès tuberculeux par simple imposition des mains sur les malades. Durant des siècles cette tradition s'est perpétuée au grand bonheur des malades et au grand étonnement des rationalistes. Mais si l'on accepte l'idée d'un pouvoir royal "de droit divin", rien ne pourrait plus nous étonner...

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Capet : C'est seulement à la Révolution Française qu'on nommera par dérision Lous XVI le "citoyen Capet". Son ancêtre Hugues était abbé laïc de Saint-Martin de Tours, comme ses prédécesseurs Robertiens depuis Hugues-l'Abbé, et à ce titre portait la "cape" d'abbé.

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Chrestien de Troyes : L'existence même de cet auteur est plus qu'incertaine. Contrairement à des gens comme Guillaume de Lorris, Rutebeuf ou Villon, personne n'a jamais rapporté avoir connu personnellement Chrestien de Troyes ou même l'avoir rencontré "de visu" malgré le succès incomparable de son œuvre et les encouragements de la cour de Champagne. Mais justement, c'est la Cour de Champagne qui pourrait bien être suspectable d'avoir voulu favoriser la nouvelle chevalerie dont fait l'éloge notre auteur mystérieux !...
Ce nom n'est assurement qu'un pseudonyme à clef : on y souligne qu'il s'agit d'un chrétien, alors que ses romans ne cessent de conter des aventures à l'évidence tirées de l'héritage celtique. Et par ailleurs, Troyes (où a été fondé l'Ordre du Temple) est signalé par ce nom même comme le berceau de cette nouvelle chevalerie...
Le message est clair : les romans de la table ronde sont destinés à positionner les nouvelles normes de la chevalerie naissante dans l'esprit des lettrés de l'époque. Le code est inclus dans les récits et l'origine en est désignée par le pseudonyme de l'auteur. C'est une opération de promotion exemplaire pour cette nouvelle chevalerie. Cette promotion ne peut en être faite que par ses principaux initiateurs, les Bénédictins, d'autant plus que ces derniers sont la seule communauté disposant à la fois de l'art d'écrire, de la philosophie, de la morale et de la rhétorique nécessaires, et de la matière inspiratrice des légendes recueillies par la branche Colombano-celtique.

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Roman : L'appellation "roman" d'ou dérivent nos modernes "romans", "romantiques", "romanesques" peut être mise en parallèle avec le sens du même mot "roman" caractérisant le style d'architecture sortant des monastères bénédictins d'avant les croisades.
Il s'agit dans les deux cas d'une construction intellectuelle avant que d'être une construction matérielle de pierre ou de papier. Contrairement au récit, au rapport, à la légende, qui relatent des choses à transmettre, le roman participe d'une "construction", voire d'une reconstruction, d'un remodelage social ou culturel. On dit : "se bâtir un roman" de quelque chose qui n'a pas habituellement sa place dans la société réelle, mais dont on rêve qu'elle s'y fasse. Qu'il s'agisse d'amour, de science-fiction ou d'anticipation, le roman offre au lecteur d'accéder à un autre monde, de se glisser dans une société reconstruite selon des critères modifiés. En cela, le roman est toujours subversif, puisqu'il donne au lecteur l'occasion de rêver à la possibilité d'appliquer ces changements dans son monde réel. Mais il peut arriver que le subversif ne soit point négatif pour la société. De même qu'il fallait oser passer de l'arc en plein cintre à la croisée d'ogives, d'une architecture statique à une propulsion dynamique, de même la promotion de principes nouveaux dans une élite chevaleresque à laquelle chacun cherche à s'identifier fera passer dans la société réelle une base morale revivifiante... Plus qu'une évolution, une révolution... L'innovation est à ce prix.

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Meung sur Loire : Ce château existe toujours aujourd'hui. Les travaux d'agrandissement ultérieurs ouvrant le château sur le parc et la Loire ont laissé intact l'essentiel de la forteresse originelle et on peut en visiter les souterrains, les remparts, la chapelle, la salle de garde, les nombreuses pièces d'habitation transformées en musée, ainsi que le cul-de-basse-fosse où fût emprisonné François Villon. On y remarquera aussi l'une des rares voûtes d'ogives à trois points d'appui, marque d'excellence des œuvriers ayant également construit la basilique de Cléry et la forteresse de Chateaudun, tous trois sur le fief des robertiens.

Bien qu'il fut de tous temps la résidence des évêques d'Orléans, le mystère des siècles semble toujours planer sur son imposante architecture militaire des façades nord et est..
Les facades sud et ouest ont été complètement remodelées au XVIIe et s'ouvrent aujourd'hui sur la cour pavée et le parc. Des spectacles y sont donnés en été.

Dans l'église voisine, on a retrouvé tout récemment (en 1991) le sarcophage de Saint-Liphard, fondateur de la ville de Meung et de son école célèbre dans les temps médiévaux.

Une visite ne manquer sous aucun prétexte !

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Roman de la Rose : Remarquable accollade que celle de ces deux termes, presque prophétique pour une œuvre née dans une région qui deviendra pour cette fleur un important centre de "Cultures" à tous les sens du terme :
C'est en effet vers cette même époque, ou peu après, que le pape Clément V érigea Orléans en université. La ville retrouva donc un rôle culturel important qu'elle avait un peu perdu depuis la grande époque de Micy et celle de l'abbaye de Saint-Aignan.
Mais elle trouva aussi de l'intérêt à la "culture" de cette fleur. On peut visiter de nos jours le Parc floral de la Source qui en montre mille variétés au visiteur.
L'étonnant est de constater sur une carte de la région que la concentration des horticulteurs cultivant des roses en Val de Loire se situe sur sa rive sud à peu près uniquement entre Meung et Orléans. La culture botanique locale y rejoint la Culture régionale en laquelle la "fine fleur" de notre poésie célèbre en ses vers fameux la fleur du Val :

"Mignonne, allons voir si la rose,
Qui se matin avait déclose,
Sa robe de pourpre au soleil..." - (Ronsart)

* * *

Le "Roman de la Rose", composé par deux auteurs distincts à quelques années d'intervalle, peut se lire à plusieurs niveaux. Il s'agit sans aucun doute, pour la première partie de Guillaume de Lorris, d'une œuvre "initiatique" présentée sous forme d'un conte poétique d'une réelle beauté littéraire, mais aussi pleine d'allégories transparentes. La deuxième partie composée par Chopinel (Jean de Meung) constitue une sorte de roman à clé où il est possible de reconnaître des personnages de l'époque en filigrannes, et les conseils politiques qui leur sont donnés sont encore très modernes. Cette œuvre maîtresse de la littérature ligérienne a certainement inspiré ou influencé nombre de décisions ou d'orientations philosophiques en direction de la  modernité et de la liberté.

Nous ne pouvons malheureusement pas, pour l'instant, vous présenter ce merveilleux texte de 23000 vers. Le temps et la place nous manquent pour respecter une telle oeuvre.

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Vierge de Cléry : Il s'agit en réalité d'une vierge noire celtique. Le lieu précis de sa découverte n'est pas signalé mais on peut aisément penser qu'il s'agit du "Mont des élus", ce tumulus celtique toujours visible aujourd'hui et qui avait déja attiré en ces lieux Marcus, évêque d'Orléans, à l'époque de Saint-Liphard.

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N-D de Cléry : Les mêmes bâtisseurs, ou au moins de la même école, ont réalisé les seules croisées d'ogives à trois points d'appui que l'on peut admirer à N-D de Cléry, à Meung-sur-Loire, et à Chateaudun.

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Jehanne d'Arc : Vous venez de lire la version officielle de la légende johannique.

Il en est une autre, avancée par certains historiens et contestée par d'autres, mais pas invraisemblable du tout, bien au contraire, si l'on y regarde de près. Cette version dérangeante, la voici :

Jehanne aurait été une batarde royale, enfant naturelle de la reine de France, Isabeau de Bavière, et de son beau-frère, Louis, frère de son royal époux, et Duc d'Orléans, assassiné en 1407 par Jean-sans-Peur alors qu'il sortait de chez elle. Cette version repositionne Jehanne comme la sœur du dauphin, et de sang royal par Louis d'Orléans !...

Les d'Arc, présentés comme des "laboureurs" dans la légende officielle, auraient été en réalité des petits hoberaux aisés choisis pour parents nourriciers de la jeune bâtarde royale. De plus selon certains auteurs, si la jeune fille n'avait que trop peu d'instruction au plan des sciences politiques ou philosophiques (l'éducation favorisait plutôt les garçons à cette époque), elle aurait tout de même bénéficié à Vaucouleurs de l'enseignement d'un maître d'armes comme si elle avait été un fils de grand seigneur.
Cette version peut paraître hasardeuse au regard des documents historiques officiels ( mais quelle confiance leur accorder si cette hypothèse est la vraie puisque, à l'évidence, c'est l'autre qu'on a voulu nous faire accroire ? ), mais elle l'est beaucoup moins si l'on en rapproche trois faits tout aussi historiques et tout autant troublants :
-1°) La reine Isabeau soutint à tel point sa réputation de tromper le roi Charles VI (- dit le Fol - mais n'était-il pas fou que de jalousie ?) que ce dernier accepta le traité de Troyes qui faisait passer le trône de France au roi d'Angleterre en déshéritant le dauphin Charles au prétexte officiellement avoué par la reine que ce dernier était un bâtard ! Un aussi scandaleux aveu s'était rarement vu dans l'Histoire. ( tout est relatif dans cette affaire, puisque Charles est un bâtard, certes, mais le bâtard du propre frère du roi, donc de même sang !)
-2°) On va retrouver au premier rang des compagnons d'armes de Jehanne un capitaine de toute confiance dans cette hypothèse, puisqu'il s'agit de Dunois, autre bâtard connu pour être le fils du même Louis d'Orléans et d'une autre femme, ce qui en faisait un demi-frère commun à Jehanne et au dauphin Charles.

Est-ce là la fin des surprises ? Probablement pas, car notre Louis d'Orléans était sans conteste ce qu'on peut appeller un chaud Monsieur. Nous ne sommes donc pas à l'abri d'une autre découverte de ce genre. Voyez plutôt la suite...
Voilà pour le moins une explication plus que satisfaisante à la vocation de Jehanne à "délivrer Orléans", et à son insistance pour faire couronner Charles VII à Reims au plus tôt, dans la grande tradition "mérovino- carolingienne".

-3°) Enfin, autre argument en faveur de poids de cette thèse, le dernier mais pas le moindre : Le Saint-chrême utilisé pour le sacre fut ramené à Reims par Gilles de Rais, maréchal de France baroudeur, le plus sûr compagnon de Jehanne, qui finit par vouer une véritable vénération à la Pucelle (on pourrait penser qu'il en était tombé amoureux ? Que nenni ! Nul ne la respecte plus que lui, et il veille sur elle comme sur une sœur).
Quand Gilles de Rais l'assistera, blessée au siège de Paris, et la ramènera en sûreté au campement, Charles accordera à Gilles l'insigne privilège que seule la Pucelle partage avec lui depuis qu'il l'a officiellement anoblie, elle et sa famille : l'ajout à ses armes d'un "semis de fleurs de lys" !... Or, la Famille de France n'a jamais eu l'habitude de parsemer sans raison des fleurs de lys aux blasons des autres !...

Qui était donc ce Gilles de Rais (ou de Rays, ou de Retz, il y a plusieurs orthographes) ? Rien moins que le petit-neveu de Bertrand Du Guesclin, Connétable de France, le héros du siècle précedent dans les premières luttes de cette interminable guerre contre l'anglais. Ce même Du Guesclin qui arborait le "Beauceans" templier en (1367 !) pour délivrer L'Ile-Bouchard (commanderie templière avant 1314) et bien d'autres lieux. Mais ça n'est pas tout : Gilles est le fils de Marie de Craon et de Guy de Laval. Mais c'est son grand-père, Jean de Craon, le personnage le plus intéressant. Il a en effet élevé Gilles (orphelin assez jeune), dans la plus grande liberté de pensée, lui enseignant même la DESOBEISSANCE à l'égard de l'autorité, tant religieuse que royale !
Qu'est-ce que ça signifie ? Comment un grand seigneur peut-il éduquer ainsi sa descendance avec autant d'impudence et quelles raisons avait-il de le faire ?...
- Une première réponse s'impose à l'esprit si l'on remonte la généalogie familiale : L'ancêtre, Robert de Craon, avait été le second Grand-Maître du Temple, celui qui reçut du pape Innocent II en 1139 la bulle "Omne datum optimum" accordant au Temple l'indépendance complète par rapport à tout pouvoir temporel, y compris celui du pape lui-même ! Il semble bien que des traditions familiales tenaces aient maintenu jusqu'à Gilles, malgré la dissolution de l'Ordre templier un siècle plus tôt, quelque esprit de liberté vis-à-vis des pouvoirs en place. Si l'on est un peu curieux, on peut également faire le rapprochement entre le "Beaussant" arboré par Du Guesclin (grand-oncle de Gilles et lui aussi donné comme Grand-Maître du Temple par certains auteurs, malgré sa dissolution près d'un siècle plus tôt !), cette éducation de liberté envers toute "autorité", et le fait que Jehanne fit spécialement chercher à Ste Catherine de Fierbois (en Touraine, alors qu'elle venait de Lorraine ?) une épée gravée de CINQ CROIX qu'elle savait se trouver là ! La légende prétend qu'elle avait appartenu à Du Guesclin. On peut bien sûr y voir le symbole clamé par les enseignements officiels, l'épée du Connétable dans la main de Jehanne, va délivrer la France. Bien. Mais si on s'apercevait que ce Connétable est en réalité d'une grande famille de Templiers, et que c'est en TANT QUE TELS que ses descendants vont suivre Jehanne ... La compréhension de l'épopée change d'aspect !

- Une seconde hypothèse plus aléatoire à défaut d'un arbre généalogique plus précis, pourrait être une parenté (probable entre grande familles) par des ancêtres communs ? Il faudrait obtenir quelques renseignements complémentaires là-dessus pour affirmer une telle chose.

Malheureusement pour lui, quelques années plus tard, Gilles perdra tout respect de la vie d'autrui et flétrira gravement ces fleurs de lys et finira pendu et brûlé pour d'horribles crimes sataniques et des meurtres et viols d'enfants (le sinistre personnage qu'il sera devenu inspirera plus tard le célèbre conte de Perrault intitulé "La Barbe-Bleue"). Mais cette vie dissolue et pervertie par le lucre n'empêchera pas Gilles de Rais de continuer de porter une vénération fidèle à Jehanne, et il dépensera une fortune pour monter à Orléans en 1435, une grande machine théatrale en mémoire de la Pucelle.

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Etendard de Jehanne : Selon certains auteurs, cet étendard que Jehanne a fait confectionner spécialement n'aurait été autre que le Beauceant ou Beaussant, l'étendard des Templiers (d'aucuns prétendent qu'il s'agissait d'une bannière, ce qui n'aurait pas la même symbolique). Difficile de savoir car "l'étendard de la délivrance" chanté et "exposé" à Orléans les jours de célébration n'est malheureusement pas l'original.

Le dauphin Charles n'était pas descendant de Philippe le Bel (tourmenteur de l'Ordre un siècle plus tôt), tandis que le roi d'Angleterre l'était par les femmes. Les Templiers auraient donc décidé de donner la préférence à Charles (voir notre "tablée" de discussion consacrée au sujet.
Un indice intéressant allant dans le sens d'une confirmation est la difficulté faite par l'évêque de Reims pour laisser entrer l'enseigne en question dans la nef de la cathédrale du sacre.
A quoi Jehanne rétorqua : "Il a été à la peine, il est juste qu'il soit à l'honneur !"...
D'où l'on peut conclure :
1°) qu'il s'agissait bien d'un étendard et non d'une bannière, à moins que cette bannière ne portat un nom masculin... le "Beaussant" par exemple ?....
2°) Au nom de quoi un évêque aurait-il ergoté sur l'entrée d'un tel symbole dans la nef à moins qu'il n'y eut vu lui aussi un emblême gênant pour le Saint-Siège... L'église de ce temps était bien hésitante entre la France et l'Angleterre, et la suite de l'Histoire montrera comment à Rouen, un autre évêque de cette même Eglise condamnera Jehanne comme hérétique et relapse, exactement comme les Templiers un siècle avant elle !...

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Lever le siège d'Orléans : Là, il nous faut réfléchir quelque peu. Quand Jehanne entend ses voix à Domrémy (vocable appelant immanquablement à se remémorer Saint-Rémi, évêque de Reims qui baptisa et sacra Clovis), Paris est déjà sous la coupe des anglo-bourguignons depuis longtemps, ainsi que nombre d'autres villes françaises. Pourquoi donc les voix célestes se révèlent-elles à ce moment précis, ni plus tôt ni plus tard, et pourquoi ordonnent-elles spécifiquement la levée du siège d'Orléans ?
Soit que le Ciel tienne énormément à l'indépendance d'Orléans pour une raison qui lui est propre (mais nous aimerions savoir laquelle), soit que quelqu'un d'autre, plus "terre-à-terre" que le Ciel, considère Orléans comme un symbole plus important que Paris. Et en ce cas, qui et pourquoi ?
- Parce qu'Orléans est la clé de la Loire et donc la dernière chance du royaume ? Décidément, Sainte-Catherine, Saint-Michel, et Sainte-Marguerite seraient réduits là à n'être que de piètres stratèges militaires attendant la dernière heure !...
- Parce que cette ville a été capitale mérovingienne avant Paris ?
Tiens, tiens... Clovis aurait-il "passé un accord avec le Ciel" ?... Ou bien, plus prosaïquement, une vieille famille d'Orléans refusant cette déchéance du royaume, n'aurait-elle pas décidé d'entrer en lice, au nom de ses ancêtres ?
Ceci pourrait être une hypothèse intéressante... Dans ce cas, quelle famille ?
Mais des descendants des Robertiens, bien sûr ! Dans la droite ligne des défenseurs du royaume que furent les Robert-le-Fort, Hugues-L'Abbé, Hugues et Robert d'Orléans, Hugues Capet, etc... autant de chefs de guerre dont le fief était l'Orléanais et les places fortes Meung-sur-Loire, Châteaudun, Vendôme, etc... Comme dit la chanson de l'époque : "Orléans, Beaugency, Notre-Dame de Cléry, Vendôme..."

Que Paris soit pris, c'était déjà dur, mais Orléans !... La dernière citadelle de la famille...
Encore une élucubration de romancier, direz-vous ? Voire... De qui donc descendait le Duc Louis d'Orléans, vraisemblable père de Jehanne d'Arc, sans doute celui du dauphin Charles, et assurément celui de Dunois ? En ligne directe des Robertiens, et par Saint-Louis, s'il vous plait ! Il suffit de lire la généalogie.

Les anglais avaient établi leur quartier général à proximité d'Orléans, en cette bonne ville de Meung-sur-Loire. Inacceptable pour les descendants de Robert-le-Fort ! Jehanne reprendra la place rapidement, quelques jours après avoir délivré Orléans, et poursuivra la garnison anglaise de Bedford sur quelques lieues jusqu'au bourg de Patay où elle les écrasera. Ce fut l'une de ses plus notables victoires.

Le plus drôle (coïncidence ?) est que l'un des derniers propriétaires du château de Meung (propriété privée) était un industriel anglo-normand. Et qu'il fut obligé récemment de le céder à une dame.
Il y a des lieux vraiment "marqués" du sceau du destin ! ;c)

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Journée des harengs : Quelques jours avant l'intervention de Jehanne d'Arc dans le conflit, les capitaines de Charles avaient déjà tenté de faire lever le siège mis devant Orléans en allant attaquer sur la route de Paris les chariots de ravitaillements anglais.
Il y avait pourtant là des chefs militaires réputés et aguerris tels que La Trémouille (cousin de Gilles de Rais), le Bâtard d'Orléans, et une quantité de chevaliers écossais, mais ce fut un véritable fiasco. Des milliers de braves y perdirent la vie et la garnison d'Orléans s'en trouva extrêmement réduite.
Dans la bataille, des barils de harengs en saumure (les rations militaires anglaises) furent éventrés et se répandirent.
La bataille se passait en Beauce, près d'une petite localité nommée Loigny (qui depuis s'appelle Loigny-la-bataille), à près d'une trentaine de kilomètres au nord d'Orléans. L'odeur forte parvint pourtant, paraît-il, jusqu'aux narines des assiègés affamés, qui baptisèrent cette journée déplorable la "journée des harengs". 

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Fêtes de Jeanne d'Arc : Encore de nos jours, chaque année à Orléans, le 8 Mai est célébré avec faste et c'est toujours une manifestation de liesse à ne pas manquer pour un étranger de passage. Pendant plusieurs semaines, la ville est décorée de lumières et de drapeaux. Des concerts sont organisés en maints endroits, des expositions, des festivals, une foire moyen-âgeuse, des bals populaires, des feux d'artifices et de nombreux spectacles ponctuent les semaines entourant les deux grandes journées de festivités locales que sont les 7 et 8 mai de chaque année. De nombreuses troupes de parade musicales et militaires venant du monde entier sont au rendez-vous fidèlement depuis plus de cinq siècles !...

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Jehanne Hachette.

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Canal de Briare : Réalisation complétée au 19e Siècle par le Pont-Canal conçu par Gustave Eiffel, enjambant la Loire .

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La femme de Constantin : Elle comprit très vite l'intérêt de canaliser et d'organiser les pélerinages spontanés qui commençaient de se dessiner sur les voies de l'Empire en direction de Jérusalem. Elle fit donc rechercher les éléments de culte tels que des morceaux de la vraie croix ou autres reliques, et à l'occasion décida des emplacements des lieux saints à mettre en évidence pour les nombreux chrétiens qui recherchaient leurs bases historiques dans les évangiles.
En premier lieu, elle "inventa" Bethléem, qui n'existait pas avant elle en tant que bourgade. Le nom de Bethléem ne signifiait jusqu'alors pas autre chose que "bergerie" et n'était aucunement le nom d'une ville avec ou sans auberge, ni même celui du moindre village. Ce n'était certainement en fait qu'un lieu-dit avec quelque grange ou une cave taillée à même le roc pour abriter les bergers et leur troupeau pendant la transhumance (de fait, une crêche !)...

Une autre de ses inventions, et pas des moindres, à moins qu'elle ne fut le fait de manipulateurs malintentionnés, n'est rien moins que le site de Nazareth. Une mauvaise compréhension ou une interprétation volontairement érronée du terme "nazaréen" souvent accolé au nom de Jésus, a voulu faire passer ce qualificatif pour "habitant à" ou "venant de" Nazareth. Cela est faux, car il n'existe aucune trace dans les nombreux textes latins de l'époque d'une ville ou même un bourg nommé ainsi.

Par contre, il existait une ville extrêmement importante du point de vue philosophique et historique. Cette ville s'appelait Gamala et était le centre de résistance essenienne, tendance zélote, contre le joug romain. Ce nom lui vient de l'apparence de bosse de chameau (gamal en hébreux, kamelos en grec) qu'elle dessine au sommet d'une haute proéminence rocheuse dominant Tibériade - Ces adeptes de la Liberté résistèrent à la puissance de Rome jusqu'en 67 de notre ère et la place ne fut prise par Titus qu'au prix de très lourdes pertes : env. onze mille légionnaires romains tués. Dans Gamala, quatre mille juifs furent tués, et cinq mille autres préférèrent se suicider en se jetant dans le vide-.

Cette ville, ce nid d'aigle symbolisant la résistance était aussi un centre d'influence essenien, une sorte de "château cathare" de l'époque, la cité des purs, la ville du "NAZIREAT" . 
L'étude des dernières traductions publiées des manuscrits de la Mer Morte confirme tout-à-fait le sens réel qu'il faut accorder à ce terme : "nazaréen". Il était l'un des qualificatifs donnés à un adepte de la secte des esséniens, rien d'autre... Un homme ayant une foi en accord profond au plan spirituel avec la dimension cosmique de la vie, pour les croyants un être habité par l'Esprit divin, mais aussi un "rabbi" (un "docteur de la Loi") un fondamentaliste en désaccord certain avec les pharisiens, officiels représentants de la communauté juive, prêtres eux aussi, mais de la branche "formaliste" du judaïsme, corrompue et compromise avec Rome.

Les zélotes, dont faisaient très certainement partie certains compagnons de Jésus comme Simon-Pierre ou Judas, étaient le bras armé de ce mouvement de résistance juif à la théocratie "collabo" en place, représentée notamment par Caïphe le grand-prêtre du Sanhédrin, ou par le roi Hérode-Antipas, marionnette de Rome, lui aussi descendant de David et cousin germain de Jésus. Le même Hérode-Antipas qui (après une longue hésitation, il est vrai) fit couper la tête de Jean-le-Baptiste, cousin lui-même des deux précédents... Une affaire de famille en quelque sorte !...

Il faut bien se rendre compte de l'importance incommensurable de cette présentation trompeuse de la personnalité historique de Jésus selon le droit-canon. La sélection draconienne des quatre seuls textes évangéliques retenus pour canoniques par les pères conciliaires du IVème siècle, et leur "interprétation dirigée", emportent la plus lourde responsabilité pour eux dans la suite des évènements de l'Histoire, car elle a conditionné la civilisation occidentale dont nous sommes les héritiers. (Sans compter les innombrables oblitérations et triturations diverses effectuées par les moines copistes aux ordres, ces textes sont sur certains points assez oscurs, voire contradictoires entre eux. Les spécialistes ont coutûme de les classer en deux genres : Paul, Luc, et Matthieu d'un côté, qui semblent avoir été des concaténations d'écrits plus anciens, voire des copies des uns sur les autres, et Jean de l'autre...)

Cette mise au point ne diminuant en aucune manière la valeur essentielle du message évangélique (amour du prochain, résurrection, etc...), elle éclaire pourtant d'un jour nouveau l'histoire de l'église de Rome en tant qu'institution de pouvoir temporel... Il y a loin de l'église de Jacques ou de Jean à celle de Paul et Pierre !
Mais il est vrai que la terre ne tourne vraiment pour les catholiques que depuis que Jean-Paul II (en 1991) a reconnu comme "erreurs" les condamnations de Galilée, de Giordano Bruno ou de Copernic par cette même institution, il y a tout de même cinq siècles !...

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mandat consulaire : En fait, à partir du code Théodosien paru en 438, les évêques envoyés par Rome en Gaules auront plus qu'un simple mandat. Ils feront partie d'un nouveau fonctionnariat, la "milicia Christi", véritable corps administratif rattaché à la république romaine, s'ajoutant aux administrations impériales civiles et militaires.
Personne morale liée à l'Etat, l'église peut vivre des revenus de biens fonciers offerts par ce dernier, auxquels s'ajoutent, il est vrai, des dons de particuliers. La religion en expansion était bel et bien alors devenue une religion d'Etat, avec toutes les possibilités de perversion et de trituration des faits que cela suppose. Dès cet instant, la pureté du dogme répandu par les chrétiens primitifs commence à être sujette à caution. Les canons adoptés par les conciles ultérieurs ne feront qu'ajouter aux triturations politiques impériales.

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Orage miraculeux : Les premiers évêques chrétiens, héritiers des apôtres, eux-mêmes récipiendaires du Saint-Esprit selon la tradition, semblent avoir réellement disposé de pouvoirs extraordinaires... Mais d'autres avant eux ont aussi été capables de commander aux éléments, tel ce grand prêtre égyptien accompagnant les légions de Marc-Aurèle cernées et assoiffées et qui fit tomber le déluge sur l'armée d'assiégeants à tel point qu'elle fut décimée par le flot. Faut-il voir une filiation entre le savoir égyptien et celui des disciples de Jésus ? Nous pensons qu'elle est indéniable, notamment au travers de la tradition essénienne. Mais nombre de shamanes dans les peuplades dites primitives semblent avoir eu eux aussi de telles capacités. Les cartésiens et les non-croyants diront que c'est la chance. Les autres diront que nous ne savons pas tout...

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Saint-Aignan : La crypte de Saint-Aignan vieille de plus de mille ans est visitable de nos jours sous l'abbatiale Saint-Aignan, l'un des plus vieux édifices orléanais. Une visite à ne pas manquer.

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Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem : Fondé quelque temps avant le Temple, l'Ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem avaient au départ le même but que ce dernier, protéger les chemins de Palestine et soigner les pélerins. Pour leur part, les Hospitaliers ont toujours scrupuleusement rempli ce rôle, et rien que ce rôle, contrairement au Temple qui avait à l'évidence vocation à entraîner un renouveau social. Ne s'étant jamais mêlé de commerce ni d'économie, encore moins de politique, les Hospitaliers de Saint-Jean ne représentaient aucune menace pour les pouvoirs en place, au contraire, on eût pu les considérer à l'instar de certaines O.N.G. (organisations non gouvernementales) modernes, comme la "bonne conscience" du monde politique. Cette non-ingérence politique a sans doute assuré la pérénité de cette organisation au travers des siècles puisque, de nos jours, cet Ordre a encore une grande activité humanitaire dans le monde sous le vocable "Ordre de Malte". Il faut saluer le dévouement et le travail de cette organisation notamment auprès des lépreux du monde entier.

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Godefroy de Bouillon : Seul descendant à la fois des Mérovingiens et des Carolingiens par la maison de Basse-Lorraine, Godefroy de Bouillon était un prince de sang. Ce n'est sans doute pas par hasard qu'il fut placé à la tête de la première croisade. Si l'on se remémore l'histoire de Clovis et l'hypothèse d'une lignée davidique rattachée au trône de France par Clotilde, cette nomination apparaît plus qu'évidente. Un descendant de Jésus reprenant Jérusalem ?... Quel symbole !... C'est toujours quelqu'un de la même famille qui lui succédera sur le trône de Jérusalem, Baudoin de Boulogne, son frère, issu bien sûr de la même lignée, et par la suite les descendants de ce dernier alliés aux descendants des comtes d'Anjou (eux-mêmes d'ascendance mérovingienne) et des princes normands de Sicile, tout le temps que durera le royaume franc de Jérusalem.

Le château de Bouillon, forteresse typique de ces temps rudes, est encore debout sur son piton, majestueux et imposant, gardant les limites belges de l'ancienne Lotharingie.  

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Hötel Groslot : Actuellement visitable, ce magnifique hôtel particulier sert de salons de réceptions officielles et de salle de mariages. De nombreuses peintures et œuvres d'art diverses meublent ce bijou de la renaissance orléanaise.

Illustration

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manteau de Saint-Martin : En fait, on peut légitimement se demander pourquoi on a déclaré saint un homme qui donne seulement la moitié de ce qu'il a. La réponse est toute simple. Tout officier de l'armée romaine recevait un "paquetage" sous forme de subvention pour se faire faire un uniforme. Mais cette subvention ne couvrait alors que la moitié des dépenses correspondantes. Martin a donc donné au pauvre TOUT ce qui lui appartenait en propre, l'autre moitié de son manteau appartenant à Rome.

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Bertrand Du Guesclin : (env. 1320-1380) Noble breton issu d'une famille moins modeste que la tradition veut bien le dire, Bertrand hérite de plusieurs seigneuries à la mort de son père Robert. Grand homme de guerre qui la fera pour son compte dans la guerre des Jeannes (guerre de succession en Bretagne), il se fera remarquer par le futur roi Charles V. Celui-ci lui confiera le commandement de ses armées pour lutter contre l'envahisseur anglais. Du Guesclin saura s'y prendre de telle manière que ses nombreux succès feront de lui un véritable héros national, au point que lorsqu'il sera fait prisonnier par le Prince Noir sa rançon fixée par lui-même à un montant exorbitant sera payée par le peuple de France.
Le roi le confirme dans son commandement en le faisant connétable de France et en traitant ce petit hobereau breton comme son cousin. Quand il meut, dans son lit,de maladie, il aura bien rempli son rôle de défenseur du royaume et fera remettre au roi son épée de connétable frappée de trois fleurs de lys.

On dit que ce fut cette épée que Jeanne d'Arc fera rechercher à Sainte- Catherine de Fierbois quelques décenies plus tard... Pourtant les textes parlent de cinq croix, non de trois fleurs de lys. S'agit-il bien de la même épée ? Dommage qu'elle ait disparu aussi, comme l'étendard...
On a dit que Charles V "traita" Bertrand "comme son cousin", mais c'est une fleur de réthorique pour l'honorer, il n'est PAS son cousin. Donc, à moins que la généalogie de Du Guesclin ne réserve elle aussi des surprises, à quel titre aurait-il eu des fleurs de lys dans son blason ?
La vraisemblance ferait pencher vers les cinq croix.

Une hypothèse toute personnelle expliquerait fort logiquement cette divergence d'interprétation des textes : Mettons nous un instant à la place de Bertrand...
On peut parfaitement imaginer que lorsque Charles V le fait connétable et chef de ses armées, il lui remette parmi les insignes de cette charge une épée frappée aux trois fleurs de lys. C'est une tradition que l'on arme un nouveau chevalier. Pourquoi pas quand on en fait un connétable ? Et que cette épée soit gravée de fleurs de lys paraît la plus naturelle des choses pour un chef d'état major, un "bras droit royal", bras que précisément Charles V, handicapé, ne pouvait brandir lui-même...
Il reste de Du Guesclin en a déjà une, d'épée, gravée de croix celle-là puisqu'elle lui vient du Temple. Il a démontré qu'il savait s'en servir, mais n'en peut cependant porter qu'une seule à la fois. Bertrand est bien obligé de faire un choix et d'en abandonner une. Il ne peut refuser celle de Charles, ce serait lui faire affront. Mais une épée c'est très personnel, presque sacré, on ne la jette pas comme une vieille paire de poulaines ou un fer à cheval usagé. Il doit donc faire quelque chose de la précédente. Qu'en faire ? Pourquoi pas s'en servir pour remercier le Ciel ?
A notre connaissance rien ne prouve que Du Guesclin soit passé par cette église de Sainte-Catherine de Fierbois mais rien ne prouve le contraire non plus et il paraît plausible qu'en revenant du Poitou (1371-1375) il se soit arrêté là et y ait laissé son épée en ex-voto pour remercier Dieu du succès de ses armes.
C'est pour notre part l'explication que nous adopterons pour en expliquer la présence derrière l'autel un demi-siècle plus tard.

Si quelqu'un a mieux à proposer ou des renseignements confirmant ou infirmant cette hypothèse, qu'il n'hésite pas à nous écrire à : rv@royalement-votre.com .

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Compagnons du Devoir de Liberté : De nos jours, on les nomme les "Compagnons du Devoir", mais cette désignation incomplète fausse le sens profond de l'appellation d'origine, depuis longtemps estompée.

"Compagnons du Devoir" laisse entendre une déontologie de ces travailleurs émérites, un honneur du travail dans son acception d'œuvre techniquement bien réalisée, avec conscience professionnelle. Cet entendement n'est pas faux en soi (et reste tout à l'honneur des compagnons qui ont su transmettre cette rare qualité qu'est la conscience professionnelle), mais il donne une consonnance un peu aliénante et restrictive à cette appellation. Par analogie, on trouve dans les expressions populaires cette forme de dépendance à autrui : untel reste devoir (la somme de.)... le devoir accompli... les droits et devoirs... bien faire ses devoirs à l'école... etc... Cela vous a un air de code régissant les rapports entre les homologues, entre dominants et dominés, entre patronat et salariat, jusque dans l'enseignement entre maîtres et élèves... On y lirait presque en filigranne un avant-goût de notre moderne lutte des "classes".

"Compagnons du Devoir de Liberté" impose un tout autre sens, clair, et net : C'est le devoir de tout faire pour préserver la Liberté de pensée, de jugement, de décision, de déplacement et d'action. Une vigilance permanente face à toute tentative d'autoritarisme.

C'est une toute autre affaire que cette interprétation là ! L'amputation d'une partie de la locution en change radicalement le sens initial. On comprend beaucoup mieux le rôle essentiel rempli par le Temple et ses confréries œuvrières dans l'épanouissement de la société médiévale. On comprend également l'émigration de ces œuvriers vers des terres plus hospitalières lorsque après avoir détruit le Temple, Philippe le Bel et la papauté entamèrent la chasse aux sorcières à l'encontre de tout ce qui en perpétuait l'esprit jusqu'au plus profond des consciences. Ce fut le commencement de l'obscurantisme.
On ne retrouvera cette notion absolue de la Liberté que bien plus tard, au travers des loges maçonniques à la veille des Révolutions française et américaine, mais on aura perdu 4 siècles !... et ça n'en sera pas fini !

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Rois Faits-néant : Une polémique amusante pour tous les écoliers à propos de la manière d'écrire le qualificatif. On peut en effet écrire :
- Roi fait-néant : qui signifierait que paradoxalement, un roi n'est rien s'il ne remplit pas certaines conditions (l'identification à la nation par exemple, c'est l'ortographe que nous avons choisie). ou :
- Roi fainéant, ou faignant : qui ne ferait rien, un paresseux qui ne règnerait pas vraiment (puisqu'il laisse gouverner ses comtes et barons à sa place), ou encore :
- Roi feignant : une espèce "d'homme de paille" qui ferait semblant d'être le patron pour le compte d'une autre autorité ? Dans ce cas, on ne pourrait que penser au Pape ou à une lignée occulte de princes de droit divin.

La polémique reste ouverte...

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Gabelle : L'impôt sur le sel qu'on appellera la "gabelle" est resté célèbre dans l'Histoire, notamment à cause de la révolte menée par Mandrin dans les régions comprises entre Lyon et la Savoie. Sa perception était assurée par les fermiers généraux avec le secours d'une police économique, ancêtre des douaniers, que l'on appelle encore de nos jours les "gabelous".

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Sainte-Famille

Arrêtons-nous quelques instants et reprenons les textes évangéliques :

Essayons de faire le tri entre toutes ces Maries. Devrais-je dire entre toutes ces princesses, puisque Myriam signifie entre autre "Princesse" en hébreu ?

Une certaine Marie-Cléophas, alias Marie-Jacobé, est présentée comme la mère de Jacques le mineur, de Joseph le Juste, de Jude, de Simon et de quelques filles que l'évangile appelle plus loin les frères et sœurs du Sauveur, les tenants du dogme s'évertuant à nous faire savoir qu'en hébreu frère et cousin sont désignés par le même mot. C'est vrai, mais si je ne sais pas en araméen, en tout cas pas en grec ! Or, les Evangiles que je sache n'ont jamais été écrits en hébreu !... Enfin, jusque là, ça va. On peut effectivement penser que le terme de cousin pourrait s'appliquer puisque Jean (19,25) nous dit que "Marie-Clopas" est la soeur de Marie (la mère de Jésus). Cette Marie-Clopas-Jacobé ou Cléophas-Jacobé est donc sa tante, et Jacques le mineur, Joseph le juste, Jude, Simon et quelques filles sont ses cousins et cousines.

Marie de Magdala est un cas à part quant à sa position par rapport à Jésus, mais elle est clairement identifiable à Marie-Madeleine. C'est une pièce rapportée que certains exegètes n'hésitent pas à présenter comme la femme de Jésus. .

Reste Marie-Salomé. On hésite à franchir le pas consistant à confondre en une seule et même personne Marie, mère de Jésus, et "Marie-Salomé, mère des fils de Zébédée" qu'on veut absolument nous faire accepter pour des cousins. Mais si, comme nous allons le voir, Marie-Jacobé, Lazare et Marthe sont bien les oncles et tantes de Jésus, et que tout ça est bien une affaire de famille, c'est une affaire encore plus privée qu'on ne l'imagine :

Si Marie-Salomé est la mère des fils de Zébédée (St-Jean, XV, 40.), et celle de Jacques et de Jean (St-Matthieu, XXVII, 55.), la conclusion logique est que Jacques le Majeur et Jean l'évangéliste sont donc les fils de ce mystérieux Zébédée. Or, c'est à Jean que Jésus confiera sa mère Marie en mourant sur la croix, et réciproquement Jean à Marie (comme quoi il n'était pas très sûr de revenir, "l'Opération" étant extrêmement risquée ?... - Matthieu, XXVII, 56. Jean XIX, 25). Et c'est d'ailleurs chez lui, Jean, qu'elle ira vivre pendant plusieurs années avant que les disciples ne partent évangéliser les "gentils". Chez Jean ? Mais c'est aussi chez tous les autres, à Béthanie. C'est-à-dire chez Lazare et Marie et Marthe, bref, tous ceux qui arriveront quelques années plus tard sur les côtes de Camargue !... Ne sera-ce pas ce même Jean qui rédigera le tout premier des textes évangéliques ?

Certains m'accuseront de faire des raccourcis vulgaires mais, tant pis pour la vulgarisation, on ne m'empêchera pas de penser qu'un homme sur le point de mourir ne confie pas sa mère à un étranger, ni son fils à une étrangère, fûrent-ils des amis, sans que la famille soit d'une quelconque importance.
Dans toutes les traditions, de cette époque jusqu'à la nôtre, on a confié en général ses parents à ses enfants, ses ascendants à ses héritiers. Cette tradition est toujours en usage actuellement, chez les peuples sémitiques peut-être encore davantage que chez d'autres. Or, nous ne savons rien du tout de ce Zébédée, et fort peu de cette Marie-Salomé qui est donnée comme la mère de Jacques et Jean mais dont on ignore complètement la parenté avec Marie et Jésus (à ce stade, il y a belle lurette qu'on ne parle plus de ce pauvre Joseph ! Il doit être mort depuis longtemps...). On en sait un peu plus sur les rapports de Jean et de Jésus. On sait la tendre affection accordée par Jésus à Jean qui semble être le plus jeune des apôtres réunis le jour de la Cène.

Concluez-en ce que vous voudrez, pour ma part, je suivrai l'hypothèse d'un certain nombre de chercheurs qui éclairent l'identité réelle de ce soi-disant "Zébédée", illustre inconnu qui ne serait autre qu'un pseudonyme de Jésus lui-même. Dans ce cas, Marie-Salomé n'est autre que Marie-Madeleine elle-même, et les apôtres Jacques et Jean sont les fils de Jésus.

Du coup, le choix du texte de Jean, retenu par les Templiers, les Franc-Maçons, et tous les initiés en général, prendrait un tout autre éclairage et s'expliquerait ! Ce serait clairement la meilleure source, puisque (dans cette hypothèse) il s'agirait du témoignage du propre fils de Jésus !

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Une ancienne biographie de Sainte-Colette par Perrine de Vaux (XIVe siècle) rapporte que celle-ci ayant fait un rêve avait vu Sainte-Anne et toute son illustre descendance. La mère de Marie aurait fait trois mariages successifs, ayant une fille à chacun. La première était Marie, la mère de Jésus, le seconde Marie-Jacques (encore un nouveau nom, assimilable à Marie-Cléophas-Jacobé ?), mère de Jacques le mineur, Simon, Jude et Joses, la troisième étant Marie-Salomé, mère de Jacques le majeur et Jean l'évangéliste. Dans ce cas, évidemment, ma théorie est fausse puisque cette thèse ferait de Jean et Jacques les neveux de Jésus et non ses enfants. Est-ce que ça changerait grand-chose ?... Ca serait toujours une affaire de Sainte-Famille et, de toute évidence, Jean resterait le mieux placé pour décrire les évènements que lui-même aurait vécus.

Toutefois, cette description de la vision de Colette ne vaut que ce qu'on veut bien lui accorder. S'il apparaît à peu près certain qu'Anne s'est mariée trois fois, il est assez plausible qu'elle eut trois filles, demi-soeurs entre elles, mais la trame des noms de ces dames est si changeante, l'identification de leurs maris et progénitures respectives si floue entre les différents évangiles, qu'on doit bien reconnaître que si les évangélistes avaient voulu nous y perdre, ils n'auraient pas pu mieux faire. A moins que ces braves gens n'y soient pour rien, et que ce beau résultat fut le travail des copistes ?..

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